Avant de quitter le canal du midi, je vous propose un petit récit de cet incroyable défi qui a commencé dans la tête d'un petit garçon qui entendit son père parler d'un projet de relier par voie d'eau la Méditerranée et l'Atlantique.
En 1962, Pierre Paul Riquet, le petit garçon devenu grand a toujours le même rêve, mais il doit convaincre le Roi Soleil. Ses arguments sont de poids : faciliter le transport des marchandises, éviter les routes peu sûres ou l'acheminement en bateau en contournant l'Espagne (3000 km et des pirates à éviter...) et surtout développer les richesses et la grandeur du pays.
En 1667, le chantier peut commencer. Le canal sera alimenté en eau par les nombreux ruisseaux qui descendent de la montagne noire. L'eau sera stockée dans un grand bassin dans la montagne puis arrivera au seuil de Naurouze (point culminant du canal) où les eaux se sépareront, une partie vers l'océan et une partie vers la méditerranée.
En 1681, après 14 ans de labeur, le canal est terminé : 12000 hommes et femmes auront creusé, déplacé la terre, transporté des pierres... 328 ponts, aqueducs, écluses ont été construits dans des conditions de travail exceptionnelles pour l'époque : salaire double par rapport à d'autres ouvriers, même quand ils étaient malades ou blessés ou qu'il pleuvait et ne pouvait travailler. Du jamais vu à l'époque, mais n'oublions pas que beaucoup y ont laissé leur vie !
Le transport des marchandises commence alors, mais aussi celui de passagers (4 jours pour aller de Toulouse à Sète). Le succès sera grandissant jusqu'en 1858, à l'arrivée du chemin de fer.
Nous avons pu profiter de la beauté de ces lieux pendant quelques jours, profiter de l'ombre des 40000 platanes qui le bordent pour pédaler au frais, faire nos pauses pique-nique et la sieste express post-repas.
Mais un projet nous attriste puisque une partie des platanes sont malades et vont être abattus et remplacés par d'autres variétés. Nous avons eu beaucoup de sons de cloches quand à l'origine de la maladie et au nombre d'arbres qui vont être coupés. Nous les avons repérés par leur cercle vert peint sur le tronc. Pour en savoir plus, deux liens ci-dessous dans les journaux.
Quand à nous, nous attendrons que les nouveaux arbres aient repoussé avant de repartir sur les berges du canal l'été car il y fait chaud en plein cagnard !
A.C
http://www.midilibre.fr/2011/07/14/canal-du-midi-l-abattage-de-platanes-malades-devrait-doubler-a-4-000-arbres,355190.php
http://www.ladepeche.fr/article/2011/07/16/1129391-le-canal-perd-ses-platanes.html