Réveil agréable. Il fait bon, pas trop chaud comme les derniers jours sur la région lyonnaise.
Le petit-déjeuner est toujours un moment fort sympathique chez notre dame du restaurant.
Nous en profitons pour mettre dans nos sacoches 2 crêpes toute fraîches que nous ne mangeons pas tout de suite. Elles seront englouties à la première pause après la côte qui nous attend.
En effet, lors de notre première escapade j'avais repéré une montée qui avait l'air joli, et je propose à Anne-Cé de la gravir aujourd'hui.
Nous quittons donc Bessey pour Véranne et gravissons le Pilat jusqu'au Colombier par cette belle route qui monte mais qui est bien coupée. Elle est si bien tracée que j'ai du mal à suivre Anne-Cécile qui est devant.
Elle a une sacrée pêche (même si elle ne porte pas de sacoches). Elle m'épate et les cyclistes qui nous doublent le remarquent aussi ("elle a un beau coup de pédale" - entendons-nous). Anne-Cécile se contente de me dire que c'est son nouveau vélo - peut-être en partie vrai mais pas que !
Une fois en haut, nous amorçons notre descente sur St-Julien-Molin-Molette et enchaînons par un petit passage en Ardèche par le col du Fayet.
Nous avons le sentiment de glisser malgré les quelques passages en faut-plat montant... bref toujours ce bon rythme.
Avant la jointure avec le Rhône, notre parcours nous fait passer à nouveau par les vignes et surtout par un chemin non-bitumé en descente. J'explique à Anne-Cé qu'il nous faut prendre des passages assez techniques afin de nous entraîner pour nos futurs grands voyages en Amérique du Sud (bon d'accord, ce n'est pas pour demain et on aura encore le temps de s'entraîner mais l'espoir et les grands projets font vivre !).
L'heure tourne et n'avons pas prévu où manger. Si nous ne trouvons rien, on tirera jusqu'à la maison.
Le retour par l'Isère rhodanienne s'effectue en enchaînant côtes et descentes. Le ventre tire, Anne-Cé encore devant. Dans une côte sur une toute petite route, je sens qu'il faut que je m'arrête pour récupérer et je vois sur le bord du chemin des mures bien grosses et bien mures. Un besoin primaire m'envahit et je ne peux m'empêcher de les dévorer, événement unique pour moi et grande surprise pour Anne-Cé. Je mange au moins une trentaine de mures en l'espace de quelques minutes. Mon ventre est rassasié. On peut repartir.
Nous ne trouvons rien comme joli petit restaurant en bord de route et finissons notre parcours du jour jusqu'à la maison. Satisfaits d'arriver car les jambes tirent quand-même !