Suspense, le pied de Phil va-t-il tenir ? Départ le long d'une belle plage et arrivée et découverte de l’Aber Benoît entre brume et soleil. Le camping en proximité annonce complet et la réception est fermée. On décide de poursuivre : l'objectif est de faire du bateau-stop pour passer l’Aber, le prochain camping étant de l'autre côté. À défaut, il faut faire 20 km de plus pour contourner l’Aber, pas possible et donc sans lieu pour dormir.
Notre bonne étoile est avec nous. Nous passons devant une école de voile et a priori on pourra nous amener sur l'autre rive. Il faut être patient, on passe après les clients. Cela nous va, juste le temps de déjeuner pour nous.
Nous arrivons au camping des Abers, accueil sympathique mais nouveau problème il est complet. Après discussion et accord, nous camperons sur un emplacement déjà utilisé par un employé du camping. Ouf !
Reste à présent, à aller à la plage se baigner pour Anne-Cé et barboter et prendre des photos de la marée basse pour Phil.
Réveil matinal, la brume est toujours là, la rosée poisseuse aussi. Le pied de Phil ne s'arrange pas et le fait boiter. On verra bien.
Durant les premiers mètres de marche, nous sentons quand-même que le soleil n'est pas loin et ce mélange de brume et de lumière nous offre un paysage côtier mystérieux et très esthétique. Et puis soudain, le soleil prend le dessus et gagne ce match. Retour aux plages bleu turquoise et à la chaleur. Passage par Portsall en hommage au naufrage de l'Amoco Cadiz, où nous découvrons son ancre exposée.
L'objectif est de s'arrêter au premier camping ouvert pour soulager le pied de Phil. Il faut finalement faire presque 20 km pour y parvenir. Dur dur. Mais le camping est chouette. Il est dans les dunes. Nous assistons même à un coucher de soleil très joli.
Réveil dans la brume. Elle ne nous a pas quittés de la nuit. Dehors tout est mouillé. “C’est la brume de chaleur” disent les locaux ! Ben voyons, nous ne verrons pas le soleil de la journée. Les photos vont être plates, grises, bref sans intérêt. Je decide donc d’appliquer un filtre photo plus dramatique pour relayer davantage l’ambiance vécue (Vous me direz ce que vous en pensez).
Aujourd'hui, on lève le pied côté distance. Nous avons des ampoules que nous n'avions pas lors de nos treks en montagne. Probablement est-ce lié au relief quasi-plat qui nous oblige à marcher toujours sur les mêmes appuis.
Nous poursuivons notre montée vers le nord mais profitons de notre pause déjeuner pour apprécier le restaurant Le Chenal… à connaître ! (Merci Isa).
Arrivée au camping plutôt au ralenti pour Phil. L’ampoule de son petit doigt gauche le freine. Il faut la percer mais nous n'avons pas d’aiguille. Ce n'est pas grave car il y a des ajoncs très efficaces en Bretagne. Et ça marche. Espérons que demain la douleur sera supportable.
C'est parti pour notre trek le long du sentier côtier de Bretagne (GR 34).
Bateau pris entre Brest et Le Conquet pour sortir de la rade, petit café sur le port du Conquet, nous voici en route plein nord pour cette première étape et aussi première expérience dans cette configuration.
La matinée se déroule sous le soleil et devant de superbes paysages. Nous avons même la chance d’apercevoir un phoque.
Nous cherchons de l'ombre pour le déjeuner… en vainc. L’abri d'une vieille maison fera l'affaire.
L'après-midi est plus venteux mais toujours agréable. Passage près d'un ancien four à goémon. Puis il nous faut appeler la capitainerie de l’Aber Ildut pour programmer notre passage avec un bateau sinon le détour va être très long. Le rendez-vous est fixé à 16h00 ce qui nous oblige à accélérer le pas. Tanpis pour le bain… demain.
L'arrivée au camping est fort apprécié, les pieds commencent à chauffer.
Repos avec boissons rafraîchissantes et puis… la brume maritime envahit la région… heu…???? Ça ce n'était pas prévu. Et ce soir elle est toujours là ! À tel point qu'il fait froid à présent… et que l'humidité fait tomber de grosses gouttes de rosée sur la tente.
Dernier jour de vélo. Les nuages sont restés avec nous toute la nuit depuis la veille au soir. Sniff pour l'éclipse de lune… La bonne nouvelle c'est la chute spectaculaire des températures. On respire.
Notre troupe est briefée et motivée : aujourd'hui on va faire un “dubble”, c'est à dire une double journée de vélo pour raison de logistique le lendemain.
Démarrage 2 heures plutôt, et Go le canal !
Un sentiment de glisse s’empare de nous et les kilomètres défilent, défilent très vite.
Petite halte à Cercy-la-tour. Visite de son église où certains chantent des chants de Taizé (voir vidéo).
Après la pause déjeuner le soleil revient et c'est réparti pour les derniers kilomètres de canal. Puis passage sur le pont de la Loire où se termine le canal et enfin l'arrivée finale.
Rituel du montage des tentes, gouter, piscine, basket, farniente… Le bonheur quoi !
Ce soir c'est la fête, festival musical à proximité du camping et Maëlle nous a rejoint pour son début de vacances.
Notre petit voyage se termine. Bravo aux enfants et en particulier à Romane pour son premier voyage à vélo réussi...
Chaud chaud chaud ! Objectif l'étang de Baye pour le bain du jour.
Nous finissons de remonter les dernières écluses qui s'enchaînent à un rythme effréné jusqu'au point haut du canal. La récompense est à la hauteur de l'effort. Bain à gogo et pique-nique à l'ombre des arbres.
Puis le redépart vers la destination du jour sous les brûlures du soleil. Et l'ombre est rare. Mais tout le monde assuré et prend sur soi.
Ce soir pas de camping mais des toiles-bangali. Le grand luxe avec barbecue !
Nous avons aussi droit à un spectacle de cors improvisé (voir la vidéo)